Communiqué : Publication des résultats de l’enquête « Covid-19 un an après : où en sont les associations ? » concernant les impacts de la crise sanitaire pour les associations du secteur du Sport

Version à jour du 09.07.2021

Au total, 10 000 associations (plus d’un tiers d’entre elles relèvent des secteurs Éclat et Sport couverts par Hexopée) ont répondu sur leur situation, sur les impacts de la crise sur leur organisation, sur le bénévolat et sur le déroulement des activités. Elles ont confié leurs préoccupations immédiates et leurs besoins.

 

Une activité et une situation financière très précaires
A la question « Comment jugez-vous la situation générale de votre association ? » elles sont 58% à la trouver difficile et même 20% très difficile, avec une activité quasiment à l’arrêt pour 82% d’entre elles. Les conséquences financières qui en découlent logiquement sont pour 57% une baisse de revenus d’activités significative et pour 19% une perte de revenus d’activités totale. Pourtant, 60% semblent marquer une certaine acceptation de ce contexte en déclarant que leur bilan 2020 a été acceptable lorsqu’un quart le juge très négatif.
Les aides financières des pouvoirs publics ont en effet préservé le secteur sportif et « seulement » 12% des structures se jugent encore en danger. Un taux assez faible qui est sûrement la conséquence du fait que plus d’une association sur deux (52%) a activé une aide de l’État. Aussi, le recours à l’activité partielle baisse grâce à la reprise, même si pour 53% la totalité de leurs salariés reste concernée par ce dispositif.


Des besoins d’accompagnement et de communication
Plus de 56% désirent une aide à la communication pour redonner de la visibilité à leurs actions. La réouverture des structures et des lieux d’accueil est, elle, plébiscitée par 83% des associations, un résultat logique afin de leur permettre de reprendre leurs activités. Les risques mis en avant sont la diminution du nombre d’adhérents (85%), le nécessaire maintien du lien avec les bénéficiaires/adhérents de l’association (77%) et la situation financière (49%). Quant à l’avenir, elles sont 57% à juger nécessaire de maintenir le dispositif de chômagepartiel sous peine, pour 33% d’entre elles, de ne pas pouvoir maintenir l’effectif salarié en l’état.
Pourtant, en dépit de ces constats, plus de la moitié (53%) a des nouveaux projets pour les mois qui viennent et 44% ont une volonté partagée de changements. Pour les accompagner, 41% des structures sont prêtes à effectuer des rapprochements avec d’autres associations, en plus d’avoir bénéficié pour 57% d’un appui auprès d’une structure d’accompagnement à la vie associative. Les alliances, le maintien des aides publiques et les besoins en visibilité et en communication seront de manière générale les clés de sortie de cette crise sanitaire qui dure.


Méthodologie de l’enquête
Cette enquête nationale, qui s’est déroulée du 30 mars au 30 avril 2021 avec plus de 10 000 associations répondantes, a été construite avec l’appui des membres du Mouvement associatif et du Réseau national des Maisons des associations (RNMA), en lien avec la Direction de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Vie associative (DJEPVA) du Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, et en partenariat avec Hexopée et France Générosités.

 

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Erwann CUAT DIT COEUR
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